Cinq questions à Sibylle Job (promo 1994)

Quel est ton parcours ?

Après des classes préparatoires commerciales, j’ai été admise à Grenoble École de Management où j’ai suivi le Programme Grande Ecole pendant 3 ans, et où je me suis spécialisée dans le management technologique et de l’innovation. J’ai ensuite travaillé quelques années en tant que consultante dans un cabinet de conseil où je suis intervenue sur de nombreux projets de transformation. J’ai pu travailler dans des secteurs d’activité différents (transports, banque-assurance), découvrir de grands groupes, leur management et leur fonctionnement. Par la suite, j’ai eu l’opportunité d’enseigner dans des lycées français de l’étranger. Magnifique expérience dont je garde une farouche envie d’aider chaque jeune en tenant compte de son unicité, avec bienveillance, et en étant persévérante dans la recherche de solutions.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer dans l’entrepreneuriat et non pas à continuer de travailler pour une institution (établissement scolaire, agence d’enseignement…) ?

J’ai décelé un besoin chez cette jeunesse d’être écoutée et accompagnée, individuellement. Il existe beaucoup de choses proposées par l’Éducation Nationale. Il demeure que gérer le nombre (des classes entières d’élèves) additionné souvent au manque de temps des équipes censées accompagner les élèves ne permet pas de réaliser ces accompagnements individuels. Je ne voulais pas tomber dans la frustration, ne pas pouvoir mener à bien mes activités par manque de moyens par exemple.

Être indépendante me permet réellement de m’adapter à chacun, dans mon écoute, dans mes outils, dans le rythme de travail.

Enfin je l’avoue, j’avais aussi une envie d’entreprendre depuis plusieurs années, de travailler en restant fidèle à mes valeurs.

Quel type d’accompagnement proposes tu à travers Options Horizons et quelle est ta cible ?

J’accompagne les lycéens dans un premier temps à mieux se connaitre, puis à découvrir l’éventail des possibilités qui existent dans l’enseignement supérieur, afin qu’ils fassent un choix conforme à leurs aspirations, et qu’ils augmentent leurs chances de réussite en faisant des études qui leur plaisent. L’offre d’Options Horizons va ainsi du bilan d’orientation à l’accompagnement dans la procédure Parcoursup, en passant par l’approfondissement d’un parcours d’étude et/ou d’un métier lorsque les élèves le souhaitent. Je réponds également à des demandes précises comme par exemple celle de connaitre toutes les possibilités de devenir architecte en faisant ses études en France. Enfin, au cours de l’année je propose des ateliers méthodologiques pour les lycéens : méthodes de travail, rédaction d’une lettre de motivation, préparation aux entretiens…

Cette offre s’adresse avant tout aux élèves des lycées français de l’étranger qui ne bénéficient pas de toutes les opportunités qui existent pour les élèves présents sur le territoire français, ou qui ne savent pas comment bénéficier de ces opportunités. Ayant enseigné plusieurs années dans des établissements du réseau AEFE, j’ai conscience que ces élèves ont des parcours inédits, riches, que je les aide à valoriser lorsqu’ils postulent dans l’enseignement supérieur.

Être indépendante me permet réellement de m’adapter à chacun, dans mon écoute, dans mes outils, dans le rythme de travail.

Enfin je l’avoue, j’avais aussi une envie d’entreprendre depuis plusieurs années, de travailler en restant fidèle à mes valeurs.

Quels sont les objectifs d’Options Horizons à long terme ?

Spécialisée aujourd’hui sur la poursuite d’études en France et au Canada francophone, j’aimerais déjà dans un premier temps élargir ce périmètre à d’autres pays.  A long terme j’aimerais également avoir une offre dédiée aux études sur le continent africain.

Être indépendante me permet réellement de m’adapter à chacun, dans mon écoute, dans mes outils, dans le rythme de travail.

Enfin je l’avoue, j’avais aussi une envie d’entreprendre depuis plusieurs années, de travailler en restant fidèle à mes valeurs.

Ce que tu aurais aimé savoir avant de te lancer ?

Qu’il fallait savoir se ménager. Travailler à son compte implique de gérer tous les aspects. C’est passionnant et on y consacre au début chaque instant, oubliant de prendre du temps pour « recharger ses batteries » et prendre du recul.

Articles récents

Consulter nos autres articles

Le monde de la communication comporte de nombreuses composantes et il peut y être difficile de trouver son domaine de « prédilection ». Hélène Cuny s’entretient avec…

Gaëlle Onana est ancienne élève, promotion 2010, du lycée Fustel de Coulanges. Formée pour exercer dans le journalisme, elle a notamment été Journaliste Reporter pour…

Jean-Wilfried Kemajou a quitté le lycée Fustel de Coulanges en classe de 4ème en 2012 pour intégrer par la suite le lycée voisin Dominique Savio…