Entretien avec Marc-William Bayiga (promo 2014)

Adaptation ou pour reprendre les mots de Socrate : « Ce qui fait l’Homme, c’est sa grande faculté d’adaptation ». Véritable leitmotiv pour Marc-William BAYIGA, cet enseignement l’aura accompagné tout au long de son apprentissage tant académique que professionnel et explique aujourd’hui sa « fin » de parcours universitaire en droit des affaires internationales.

Quelle trajectoire as-tu suivi une fois diplômé du baccalauréat ?

En effet, après avoir obtenu un Baccalauréat Scientifique en 2014, je souhaitais in fine exercer le métier de kinésithérapeute. C’est donc tout bonnement que je me suis inscrit en PACES au sein de l’Université de Tours. La PACES correspond à la Première Année Commune aux Études de Santé. Il faut savoir que cette première année est une voie d’accession aux différentes études des professions de santé tels que Médecin, Chirurgien-Dentiste, Sage-Femme, Pharmacien, et bien entendu, Kinésithérapeute. Cependant, l’aperçu que j’ai eu de cet environnement ne m’a pas vraiment plu, et j’ai pris la décision de me réorienter, et ce, au bout d’un semestre (oui, de manière assez prématurée). 

Vers quel domaine t’es-tu réorienté ?

A la suite de ma décision de me réorienter, une réflexion de fond a été menée afin de trouver une voie qui pourrait susciter mon intérêt. Étant très intéressé par le français et la philosophie durant mon secondaire (lycée), la filière qui représentait, selon moi, une combinaison des deux, était le droit. Le droit est considéré par certains comme le « développement du savoir juridique ». Je me disais qu’il y avait donc une certaine vision philosophique derrière tout cela.

Quel témoignage peux-tu faire sur cette réorientation ?

Je ne vais pas vous cacher que cette reconversion n’a pas été des plus aisées. Mais à force de travail et d’acharnement, tout est possible. Le point positif est qu’au fil des années, ma culture et ma pensée juridique ont évoluées, et j’ai pu me faire une véritable idée de l’opportunité qui s’offrait à moi. Après avoir obtenu ma Licence en droit privé (toujours à Tours), mon ouverture d’esprit m’a permis d’envisager, pour mon Master, une vision plus internationaliste du Droit. De ce fait, choisir le droit des affaires internationales me paraissait quelque peu logique, tant il s’agit d’une filière très formatrice. En effet, elle nous permet d’acquérir des compétences transversales (à l’heure de la mondialisation, quoi de mieux ?), en commerce international, en financement de projets internationaux, en croissance externe des entreprises, sans oublier la fiscalité internationale. En résumé, des domaines permettant aux étudiants de prendre part au développement de grands groupes internationaux de sociétés. Mon propos n’aurait pas de sens si je ne mentionnais pas notre « Afrique en miniature », le Cameroun. En effet, il y a tellement de projets d’infrastructures à développer dans ce pays, et y prendre part serait un véritable plaisir. C’est en grande partie pour cela que je m’épanouis dans mes études, car quand je pense à leur finalité pratique, ça ne peut que me motiver.

En ce moment donc je termine mon master 2 en droit des affaires internationales et je recherche un stage de fin d’études de préférence dans un établissement financier en financement de projets internationaux.

Des conseils de fin ?

S’il y a une phrase que j’ai eu à retenir, c’est celle-ci: 

«Pour devenir un guerrier, l’apprentissage passe par des coups sans broncher». Croyez en vous, en vos capacités, suivez votre instinct (on ne vous le répètera jamais assez). 

Les études supérieures sont un véritable parcours du combattant (en tous points), n’ayez pas peur de reculer pour mieux sauter en cas de difficultés, la victoire n’en sera que plus belle.

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